"Lui le plus noble de tous, si tendre, si bon ! Lèvres pures, yeux limpides, esprit clair et courage ! Comme dans les immensités bleues brille radieusement chaque étoile, il brille dans mon ciel, clair et noble, sublime et lointain ! Va, va ton chemin ! Je ne peux que contempler ton éclat, que le contempler en toute humilité, qu'être heureuse et triste ! Dédaigne mes prières silencieuses qui ne veulent que ton bonheur, dédaigne-moi, moi qui ne suis rien, ô étoile de splendeur !"

"Er, der Herrlichste von Allen, wie so milde, wie so gut ! Holde Lippen, klares Auge, Heller Sinn und fester Muth. So wie dort in blauer Tiefe, hell und herrlich, jener Stern, also Er an meinem Himmel, hell und herrlich, hehr und fern.

Wandle, wandle deine Bahnen nur betrachten deinen Schein, nur in Demuth inh betrachten, selig nur und traurig sein ! Höre nicht mein stilles Beten, deinem Glücke, nur geweiht ; darfst mich, nied're Magd, nicht kennen, hoher Stern der Herrlichkeit, hoher Stern der Herrlichkeit ! Nur die Würdigste von Allen darf beflücken deine Wahl, und ich will die Hohe segnen viele tausendmal. Will mich freuen dann und weinen, selig, selig bin ich dann, sollte mir das Herz auch brechen, brich, o Herz, was liegt daran ?

Holde Lippen, klares Auge, Heller Sinn und fester Muth, wie so milde, wie so gut !"

(extr. de Frauenliebe und Leben sur des poèmes d'Aldebert von Chamisso)*

quelques versions sur You Tube :

par Elly Ameling 

par Lotte Lehmann

par Kathleen Ferrier

par Lorraine Hunt-Lieberson

par Lisa della Casa

par Elena Obraztsova

par Elena Cernei

mais ma version enregistrée préférée reste celle de l'inoubliable Hildegard Behrens


*source de cette traduction : programme du concert du samedi 7 mai 2011 "Autour de Schumann", église de Béthemont-la-Forêt. Association "les chemins de la musique".

Note : En fait, ce n'est pas ce concert-là que j'ai entendu mais celui du dimanche 8 mai "Autour de Chopin", avec entre autres une chanteuse merveilleuse, élève au conservatoire de Cergy-Pontoise : Elisabeth Hanon accompagnée au piano par Stella Souppaya. Elle a interprété une mélodie peu connue de Liszt : "Il m'aimait tant" et  "Le spectre de la rose" de Berlioz ainsi que l'air de Juliette "O quante volte" (opéra "Les Capulets et les Montaigus)

Comme j'aimerais l'entendre dans L'Amour et la vie d'une femme, particulièrement dans "Er der Herrlichste von allen" ! Car si de très grandes chanteuses se sont illustrées dans ce cycle de Lieder, il est nécessaire d'écouter aussi de la musique vivante, en concert, c'est-à-dire en direct et "en vrai"...

 

Erica C