25 octobre 2014

Lorsque Pétra paraît (3)...

"Une infinie douceur" En pensant toujours à Pétra... « Entrer dans le Sîq, c'est entrer dans quelque chose de l'ordre du silence. C'est celui de la nuit, dans quelque chose de féminin, de doux, de profond, de l'ordre de la vie. » * «[...] Pour un roi ? Une reine ? Un lieu de culte peut-être dédié à la toute puissante Al Uzza - l'Isis locale - dont certains pensent toujours reconnaître quelques signes sur la façade ? On ne sait pas. »  (Emeric de Monteynard, Pétra, s'égarer vers le ciel, Tertium, 2014) ... [Lire la suite]

15 novembre 2012

CITATION : PAUL VALERY : liberté

Je propose une autre recherche : étudier les variations de la liberté individuelle, depuis X années. (..) L’homme moderne est l’esclave de la modernité : il n’est point de progrès qui ne tourne à sa plus complète servitude. Le confort nous enchaîne. La liberté de la presse et les moyens trop puissants dont elle dispose nous assassinent de clameurs imprimées, nous percent de nouvelles à sensations. La publicité, un des plus grands maux de ce temps, insulte nos regards, falsifie toutes les épithètes, gâte les paysages,... [Lire la suite]
07 octobre 2011

CITATION : GABRIELLE ROY : AMOUR - AMITIÉ

"Nous étions faits pour n'être que des amis, ainsi que l'on dit si injustement, car n'est-il pas singulier que l'on place l'amour - si capricieux - au dessus de l'amitié presque toujours si digne ?La dignité, voilà peut-être au fond ce qui, tout en préservant notre sentiment, l'empêchait de glisser à l'amour." Gabrielle Roy, La Détresse et l'enchantement : autobiographie, Boréal, 1996, (6e tirage, 2008), p. 316.
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01 juillet 2011

CITATION : GILLES ACHACHE : Arlequin

(...) "Tout cela ne serait rien si avec nos hésitations nous n'étions confrontés à un temps dont le mode principal est l'urgence. Le plus souvent, il faut trancher sans attendre, décider de ce qui est bon quand bien même nous ne mesurons pas toutes les conséquences de nos choix. Le monde moral est celui où nous sommes par principe écartelés entre l'incertitude de nos décisions et l'urgence qui nous est faite de les prendre." (Gilles Achache, Le complexe d'Arlequin : éloge de notre inconstance, Grasset, 2010 , p. 25.)  
01 juillet 2011

CITATION : ANTONIO TABUCCHI : nostalgie

"Pereira la salua et Marta partit, s'esquivant avec délicatesse." (Antonio Tabucchi, Pereira prétend, C. Bourgois, 1995, p. 143.) "Pereira se leva et le salua. Il le regarda s'éloigner et ressentit une grande nostalgie, comme si cet adieu était irrémédiable. (...) Quand le docteur Cardoso sortit par la porte et disparut dans la rue, il se sentit seul, vraiment seul, et il pensa que, quand on est vraiment seul, c'est le moment de se mesurer au propre moi hégémonique qui veut s'imposer à la cohorte des âmes. Mais même en pensant cela,... [Lire la suite]
30 juin 2011

CITATION : RICHARD DAVID PRECHT : Amour et distance

"Aimer quelqu'un, ce n'est pas forcément être avec lui vingt-quatre heures sur vingt-quatre, partager toutes ses idées et tous ses sentiments. S'il est vrai que l'amour est une affaire de rapprochement entre deux êtres, il a aussi besoin d'une distance, qui permet ensuite de se rapprocher. Surmonter la distance n'est pas un mal nécessaire, c'est une composante essentielle de l'amour." (Richard David Precht, Amour : déconstruction d'un sentiment, trad. de l'allemand par Pierre Deshusses, Belfond, 2011, p. 261-262)   Le... [Lire la suite]

10 mai 2011

ROBERT SCHUMANN : "Er der Herrlichste von allen"

"Lui le plus noble de tous, si tendre, si bon ! Lèvres pures, yeux limpides, esprit clair et courage ! Comme dans les immensités bleues brille radieusement chaque étoile, il brille dans mon ciel, clair et noble, sublime et lointain ! Va, va ton chemin ! Je ne peux que contempler ton éclat, que le contempler en toute humilité, qu'être heureuse et triste ! Dédaigne mes prières silencieuses qui ne veulent que ton bonheur, dédaigne-moi, moi qui ne suis rien, ô étoile de splendeur !" "Er, der Herrlichste von Allen, wie so milde, wie so... [Lire la suite]
08 avril 2011

CITATION : MICHEL SERRES : MANTEAU D'ARLEQUIN

« Votre carte d’identité, bien nommée, ne comporte donc que deux ou trois de vos appartenances, parmi celles qui demeurent fixes toute votre vie, car vous resterez mâle ou femelle et enfant de votre mère. Une telle pauvreté logique confine à la misère, car, en fait, votre authentique identité se détaille et, sans doute, se perd, dans une description de l’infinité virtuelle de telles catégories, changeantes sans cesse avec le temps réel de votre existence ; (...) Qui êtes-vous donc ? L’intersection, fluctuante par la durée, de cette... [Lire la suite]
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22 mars 2011

CITATION : JEAN TORTEL : ARBRE

  "L'image de l'arbre nu, probablement mort, dressé au milieu de la plaine dont il semble être l'axe à partir duquel elle se trace, comme une circonférence.(L'arbre peut être un homme immobile, debout.)La plaine, cercle au rayon incertain, en fait égal à la portée du regard. L'arbre, centre du cercle, la plaine tourne autour - comme autour d'un soleil, sécheresse, orage ancien qui a dénudé l'arbre." (Jean Tortel, Ratures des jours (1955-1979), Marseille, André Dimanche, 1994, p. 113)
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01 octobre 2010

CITATION : EDGAR MORIN : DÉFINITION DE L'AMOUR

"Alors, qu'est-ce que l'amour ? C'est le comble de la folie et de la sagesse." (Edgar Morin, Amour, poésie, sagesse, ed. du Seuil, 1997)
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