06 avril 2014

Jean Sénac, «Chant de Robert»

L'odeur ouvre le frontmet dans la main une rumeur anciennela simple odeur longtemps retenue de la laineet la tranquille ampoule où brûle le limon L'oreille ouvre le tempsquel genêt bouge alors dans le coeur quelle pierrefrappe la jambe quel printempsremet au centre la misère La bouche ouvre la nuitlibère un vieux galion sous la dure falaiseune fille s'endort le bruitdes mers inachevées la conduit la protège Le coeur ouvre l'étuioù rêvait le poète à ses futures frondespareil au grave enfant que la mort dévergondesourd à ses animaux... [Lire la suite]