14 juin 2009
PANTOUM DE ROBERT LE DIABLE
À Jacques Jouet
Depuis longtemps les papillons sont ma passion
Le Robert le diable ne me fait même pas peur
Je m’initie à la versification
Pendant le voyage en train à vapeur
Le Robert le diable ne me fait même pas peur
Non plus que les mars ni les sylvains
Pendant le voyage en train à vapeur
Mais il est bien lent ce Pacific 231
Non plus que les mars ni les sylvains
Les énumérer serait certes inepte
Mais il est bien lent ce Pacific 231
Trente kilomètres heure de Rouen à Dieppe
Les énumérer serait certes inepte
Mélitées, nacrés ou damiers du frêne
Trente kilomètres heure de Rouen à Dieppe
Halte à Auffay, à chaque gare on freine
Mélitées, nacrés ou damiers du frêne
Des centaines d’espèces dans mon photo-guide
Halte à Auffay, à chaque gare on freine
J’ai le temps de lire le poème de René Ghil
Des centaines d’espèces dans mon photo-guide
Quel plus beau périple autour du monde
J’ai le temps de lire le poème de René Ghil
Le Pantoun des Pantoun, vive le son des gongs
Quel plus beau périple autour du monde
De tous les noms je fais collection
Le Pantoun des Pantoun, vive le son des gongs
Depuis longtemps les papillons sont ma passion.
Érica 14 juin 2009
Après la balade du Pacific Vapeur Club
Du 13.06.09
En lisant le livre de Jacques Jouet
ECHELLE ET PAPILLONS. Le Pantoum, Comprenant la réédition intégrale en fac-similé du poème de René Ghil, Le Pantoun des Pantoun, Belles lettres, 1998.
05 juin 2009
CHANSON
Ton secret
garde-le
couve-le
comme un oiseau
dans tes mains
et attends
que revienne
le temps espérant
car il reviendra
dit le vent
dit le vent
au soleil
au soleil
au soleil levant.
Érica C, 4.06.09
31 mai 2009
Jeannine au pays des merveilles
Poissons volants suspendus
Comme des anges
Dans un jardin étrange
Chouettes, coqs, paons, hérons
Tortues, papillons,
Pêle-mêle à peine sortis des cartons
Se sont donnés rendez-vous
Au pays des merveilles
Instruments balinais,
angklungs javanais
Bijoux tressés de perles et pierreries
Cœurs fantaisie, boules d’énergie
Miroirs pour mieux jouer au fantôme
Dans la caverne d’Ali Baba
Bruissements d’objets hétéroclites
Bric-à-brac de bric et de broc
Dehors parmi les statues de Bouddhas
Poussent des plantes aromatiques
Basilic, citronnelle,
sauge, ananas…
Il y en a pour tous les goûts
Avalanches de plantes, de fleurs,
Sous leurs débauches de couleurs
Petit conseil : gare aux cactées
Qui s’y frotte s’y pique !
Rêve éveillé
Pour réveiller le rêve
Poésie du dépaysement !
Érica, 31 mai 2009
Suite à la visite à Espace Jardins
6, rue des Chesneaux, 95160 Montmorency
30 mai 2009 avec Jeannine Dion-Guérin
Remerciements à Stéphanie Taffin et à Jeannine Dion-Guérin
31 janvier 2009
SEXTINE POUR UNE ONDE POÉTIQUE
“ Et par cette morsure qui m’ouvre à l’éveil
Une paix singulière traverse mes veines
Dans un sourire qui jette au feu sa faconde ”
(Éric Maclos, Une élégie du geste, Atelier La Feugraie, 2001)
Voici le thème d’aujourd’hui : l’onde
Dehors, tout est couvert de givre
Je tiens devant moi un livre
Qui donne un remède pour tout le monde
Contre le mal de vivre
Frondeur, insolent, il ose la faconde
Pourquoi en faire tout un monde ?
Poétique est aujourd’hui l’onde
Il suffit de la laisser vivre
Sans qu’elle se fige ou se givre
Pourvu qu’elle garde sa faconde
Et circule de livre en livre
Tiendrez-vous le pari du livre ?
Avec des mots, refaire le monde
N’ayez pas peur de ma faconde
Les mots glissent maintenant sur l’onde
Ils se rient du givre
Chuchotent même qu’il fait bon vivre
Pour l’amour du ciel criez VIVRE !
Ne jetez pas encore mon livre
Qu’importe si dehors il givre
Sifflent les hauts de hurle-monde
C’est devenu une gageure l’onde
Plutôt que le silence, préférer la faconde
Avec sa verve et sa faconde
Elle s’obstine dans le vivre
Elle suit le courant de son onde
En elle s’écrit un nouveau livre
Elle ne fait qu’un avec le monde
Oublie le givre
Elle est seule un soir de givre
Elle a perdu sa faconde
Elle n’existe plus pour le monde
Au loin, plus loin, elle part vivre
Je referme le livre
A la seconde je plonge dans l’onde
Qui est-elle cette ondine faisant fi du givre ?
Oscillante entre silence et faconde
Ange de lumière dans l’onde ?
Lu au coin des poètes, janvier 2009
thème : l’onde
Nathalie-Érica Cousin 10/01/2009
Ondine, terre cuite de Martine Canillac
Photo aimablement communiquée par Martine Canillac et reproduite avec son autorisation.
Avec tous mes remerciements.
08 janvier 2009
VOEUX D'ERICA
En deux-mille neuf,
Sachons nous mettre au diapason
Soyons phénix :
Renaissons de nos cendres
Soyons lézards :
Faisons peau neuve
Soyons Artémis : chassons !
Chassons les mauvaises pensées
La honte
L’amertume
Les bourrelets du remords
La peur de l’autre et de nous-mêmes
Cessons de traîner à nos pieds ces boulets
Soyons sur la même longueur d’onde
Par-delà le trompe l’œil des apparences
Ouvrons les fenêtres du cœur
Mettons le cap sur l’an neuf.
Érica, janvier 2009
Ce poème votif est librement inspiré
d'Émeric de Monteynard
18 septembre 2008
Jeannine DION-GUÉRIN
Invitation
LUNDI DES POÈTES à l’ESPACE MONTPEZAT
16 Rue Monsieur le Prince - Métro Odéon –RER : Luxembourg
à 15 h précises
le lundi 22 septembre 2008
Michel BENARD et Monique POULARD présenteront
« L’écho des nuits »
de
Jeannine DION-GUÉRIN
poèmes dits par CLAIRE DUTREY ET L’AUTEUR
ET SUIVIS D’UN RÉCITAL LIBRE DES POÈTES PRÉSENTS
22 juin 2008
MARCHÉ DE LA POÉSIE 2008

26e Marché de la Poésie
Place Saint-Sulpice, Paris 6e
Jeudi 19 juin 2008 : rapide aller-retour pour assister à l'ouverture des premiers stands du marché et prendre connaissance du programme. Repérage des lieux pour samedi où j'irai plus longuement. Je rencontre Jean Le Boël (stand C6), et me laisse tenter par un n° d' Écrit(s) du Nord (ed. Henry) sur comment naît un poème, quelle "l'émotion fondatrice" déclenche l'écriture poétique. Quand je vois les contributions de Marie-Claire Bancquart, Jean-Pierre Lemaire, Lionel Ray, je n'hésite plus... Je pense à Éric Humbertclaude et sa question fondamentale "comment l'innovation surgit-elle en composition" ?...
Samedi 21 juin 2008 : 4 heures moins cinq ; me voilà arrivée place Saint-Sulpice... je pense à Lassie, chien fidèle d'Eric Knight... ("Il doit être 4 heures moins cinq ; voilà Lassie") ; j'ai au moins trois rendez-vous importants, avec ceux qui ont eu la délicate attention de m'envoyer une invitation, Éric Pesty, Éric Sivry, Sandrine Fay (Éclats d'encre) et Émeric de Monteynard. Ce sont eux que je viens voir en priorité, les autres sont des rencontres surprises, il y en a toujours quelques-unes bien sûr !
Le premier livre qui me fait signe est La Cage d'escalier (Ed. Michel Champendal) de Philippe di Maria, juste à côté de celui de Claudie Lecoeur, L'ancre des songes (Ed. du Valhermeil), que j'ai déjà, j'ai d'ailleurs aussi le premier, mais j'en voudrais un autre exemplaire pour offrir. Je discute avec le monsieur qui tient le stand, un parent d'élèves de Bury, nous parlons de Philippe di Maria, prof de musique à Bury, "un type génial" ! ça commence fort...
PHILIPPE DI MARIA
Au stand H4-H5, je salue Éric Pesty, que j'avais rencontré pour la première fois au salon du livre en 2005. Son catalogue d'éditeur s'enrichit peu à peu. Je choisis La poésie entière est préposition de Claude Royet-Journoud, un de ses auteurs de prédilection.

ÉRIC PESTY
Stand du Cerf-Volant, avec Simone Jean, je rencontre Yves Tarantik qui me dédicace bien volontiers son recueil de Fables, (éditions Société des Écrivains, Prix Renaissance 2007). J'ai rencontré Yves pour la première fois au dernier gala de l'Ouvre Boîte en mars 2008. Administrateur des Amis de Jean de La Fontaine, il a le grand mérite d'avoir remis à l'honneur le genre des Fables avec talent et humour.

YVES TARANTIK
Il est 5 heures moins cinq, je m'approche du stand L6 où Émeric de Monteynard est en dédicace chez Éclats d'encre. Je lui donne le journal que j'ai apporté en qualité de "biographe" : La Montagne du 10 juin, avec un bel article sur le Prix Amélie Murat qu'il vient de remporter grâce à son recueil Aux arbres penchés. (Ed. L'Arbre à paroles, 2006). Il me dédicace Aux arbres penchés avec la bannière-annonce "Prix Amélie Murat 2008" dont il peut être fier.
Je fais collection des livres d'Éclats d'encre, même si je ne peux tout acheter, je choisis De feu vivant de Janine Modlinger et renouvelle mon stock des livres d'Émeric...

ÉMERIC DE MONTEYNARD
SANDRINE FAY
(J'essaie de filmer quelques minutes avec l'appareil photo, malheureusement, je m'aperçois, le lendemain matin, que je n'ai rien filmé du tout, ça n'a pas marché, sans doute étais-je comme d'habitude bien trop prise par l'émotion du moment, c'est bien moi ça ! je devrai me contenter de cette seule photo de lui où il est avec Sandrine en train de découvrir l'article du journal... Quelle déception ! )
Mais pour l'heure, je suis très heureuse, je retourne au stand C6 dans l'espoir de voir Éric Sivry. Tout va bien, il est là en bonne compagnie, avec Sylvie Biriouk et des amis de l'Ouvre Boîte : Claude et Franck Viguié, Nicole Durand, Jean-François Blavin !

ÉRIC SIVRY
Mon chariot à provisions se remplit à une vitesse vertigineuse ! Éric me dédicace son dernier recueil, Une terre sans lignes (à ses éditions D'Ici et D'Ailleurs). Je lui montre la petite maquette "papillon" de L'Almanach d'Éric qui l'intéresse plus que "la grosse", mais attention, rien n'est fait, je sais trop bien qu'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué !
J'acquière aussi le dernier de Jean-François Blavin, Le Charroi des lisières (D'Ici et D'Ailleurs), regarde les autres livres aux éditions Schena, dont celui de Sylvie Biriouk, Giovanni Dotoli me force à lui acheter (!) son livre, Le fils du vent ; au stand voisin, je me laisse faire pour Les chambres :poème du temps qui ne passe pas, (Messidor / Temps Actuels, 1983) que veut aussi à tout prix me vendre l'association des amis Aragon et Elsa Triolet...

FRANCK ET CLAUDE VIGUIÉ, NICOLE DURAND
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ÉRICA |
ÉRIC |
Il fait très chaud, le marché de la poésie bat son plein... je commence à me sentir mal, je dois m'en aller précipitamment, difficile de se frayer un chemin dans la foule, je cherche un coin plus à l'ombre, revient vers la rangée des L ; j'attends que le malaise passe, allongée par terre, pas étonnant avec cette chaleur et toutes ces émotions. Quand je peux me relever, je vais dire aurevoir à la famille Éclats d'Encre, où Lilian Lloyd vient d'arriver pour la prochaine dédicace. Je pars discrètement, sans m'incruster plus longtemps, après avoir embrassé "le plus grand poète du monde"...
MERCI A TOUS POUR CETTE FÊTE DE LA POÉSIE ET DE L'AMITIÉ
ÉRICA
22.06.08
Liens et adresses d'éditeurs cités :
ed. Henry : www.editionshenry.com - Parc d'activités de Campigneulles 62170 Montreuil-sur-mer - 03 21 90 15 15 contact@editionshenry.com
Ed. Michel Champendal : http://www.champendal.com/ ; courriel : michampendal@noos.fr - 16 rue Lentonnet 75009 Paris - Tél. 01 74 30 19 50
Ed. Éric Pesty : http://www.ericpestyediteur.com/ ; courriel : contact@ericpestyediteur.com - 10, rue des Mauvestis, Marseille 2e
Yves Tarantik : www.yvestarantik.fr ; courriel : yvestarantik@gmail.com
L'Arbre à paroles : http://www.maisondelapoesie.com courriel : editions@maisondelapoesie.com - Maison de la poésie d’Amay, 50 Grand-Route, BP 12 – B 4540-Amay
bon de commande Aux arbres penchés d'Émeric de Monteynard (fichier pdf) : bon_commande_ARBRES_juin08
Éclats d'encre : http://www.Eclatsd'encre.com ; courriel : Editions@Eclatsdencre.com - 14, rue Gambetta, 78600 Mesnil-le-Roi. Tél. : 01 34 93 40 71
D'Ici et D'Ailleurs (Éric Sivry) : 29, rue Louis Bougard, 77100 Meaux ; courriel : dicietdailleurs@wanadoo.fr
29 mai 2008
Extrait des "Poèmes chimériques" d'Erica : "L'astéroïde du bonheur"
Laissez-vous aller mes pensées vers le bonheur !
Sans être rêve à l'état pur
Laissez-vous aller mes pensées vers le bonheur !
Dans un poème satellite
Entrevoir une lueur
Laissez-vous aller mes pensées vers le soleil !
Grande étoile, grande étoile fidèle
Je veux voir l'astéroïde du bonheur
Caché derrière ce trou noir
Aussi grand que la terre
Dans un vaste miroir
Pas de fiche technique sur mon logiciel
Pas refait de carte du ciel
Pas fini d'explorer ta planète
Nouvel astéroïde, astéroïde du bonheur
Qui tourne à cent-mille à l'heure
Sur son axe rotatif
Nouvel astéroïde, est-tu trop beau ?
Es-tu un leurre ?
Es-tu trop loin ?
Pourrais-je m'approcher de toi ?
Pourras-tu me guérir des rêves dont je suis percluse ?
Ciel, fusée, orbite et fausses joies ? Non !
Guitariste... Mon aventure...
Ouverture...
Galvanisme...
ÉRICA
Extr. des "Poèmes chimériques", fév. 1999
10 mai 2008
POEME D'ÉRICA : ESPOIR
A Séraphine

ESPOIR
A l'Ouest rien de nouveau
le monde en lambeaux
va-t-il rendre l'âme bientôt ?
D'immenses masses sombres
déversent l'inquiétude
dans le coeur des hommes
Certains dans le rêve
tentent de chercher refuge
d'autres lancent d'inutiles imprécations
d'autres feignent d'ignorer
les drames qui les entourent
criant tout haut : "après moi le déluge" !
A l'Ouest d'Eden
où tout est renouveau
Séraphine dessine "l'Arbre du Paradis"
Brin d'espoir sur la terre
les arbres infertiles
attendent qu'on leur greffe
une Branche de Vie
pour devenir enfin
des arbres Mille Fruits.
Érica
Lu à L'Ouvre Boîte
Coin des poètes du 10 Mai 2008
11 avril 2008
Poème : Érica : Fatrasie
Règle du jeu : poème fondé sur le non sens ; il comporte 6 vers de 5 syllabes suivi de 5 vers de 7 syllabes.

Mots en liberté
Papilionacés
Apollon, argus
Bombyx, machaon
Phalène, saturnie
Vanesse, uranie
Filet à mots se remplit
Pour en faire des papillotes
« cornet à dés » plein d’idées
dés sautant par la fenêtre
fatrasie des belles lettres.

Érica, fév. 2008






















