10 janvier 2015

Slam en forme de fable

  à Charlie Hebdo Tous ces cris, ces échos, ces écrits ces dessins éphémères qui s'embrasent, embrasant notre monde déteint en rouge pourpre Contre les murs de sang incompréhensibles halos de brume sur fond noir et diluviens desseins Sous l'empire de Belphégor, désappointées toutes les boussoles perdent le Nord Egrégore massive comme une traînée de poudre d'étoiles d'or plus filantes que jamais  Imaginez là-haut le libre cours des pensées d'un étrange dix-septuor Tandis que partout l'on scande de plus belle Je... [Lire la suite]
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02 avril 2014

Aux arbres penchés (extrait)

Comment saurait-il que l’une des ses branches est tout à coup devenue trop courte ou bien trop longue… et s’il est juste ou injuste, utile ou non, de porter du rose, plutôt que du blanc… ou de porter la vie à des feuilles, qui devront – tous les ans – gagner puis perdre leurs couleurs, et leur allure… et se quittant, le quitter ? (Emeric de Monteynard, Aux arbres penchés, L'arbre à paroles, 2006, p. 85)  
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29 novembre 2012

Rimes nostalgiques

Les mots se font la mallene jonglent plus comme des ballesc'était facile l'enfancela poésie de l'innocence Les notes au pianojustes ou faussescela n'avait pas d'importanceon se sentait en confiance La nostalgie avait un nom plutôt douxles larmes seules de sel avaient goûtmais on les colmatait en silenceentre deux devoirs de philo ou de science...   Érica C 26.11.12
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29 novembre 2012

Je voudrais un poème

Je voudrais un poème... Crois-tu qu'il suffisede claquer dans tes doigtspour le faire apparaître ? Pas assez de toiPour y croirePas assez de te voir Ma mémoire s'ankylosecomme si je n'avaisrien vécu hormis quelques instantsmaintenant révolus   26.11.12 E
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29 novembre 2012

à vau-l'eau

Ce n'est plus d'amour dont je parle n'ose plus, ne veux plus   Reste rien   mais alors je ne suis   qu'un moulin de paroles vides et dénuées de sens   tandis qu'à vau-l'eau va ma vie parfaitement inutile     Érica C  
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29 novembre 2012

Mille et deux nuits

Mille et deux nuits Mille et trois... et ainsi de suite à attendre un miracle la venue de je ne sais quel signe   Mais rien ne vient qu'un peu de charbon de bois ou de mine de plomb au bout de mes doigts   trace de l'ancien feu cendres de ma vie qui se consume mèche à mèche     si   loin   de     Lui
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02 octobre 2012

L'ARAIGNÉE VUE PAR JEANNINE DION-GUÉRIN

PHOTO © MICHEL COUSIN, septembre 2012 *** L'araignée que crucifieSon destin d'araignée Tricote assidûment le filetde son prochain piège Avant de s'engluerDans les méandresDu sommeil ***   (Extrait de : Jeannine Dion-Guérin, Les sabots de bois vert, Editinter, 2010, p. 88)  
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24 septembre 2012

POESIE - HENRY BAUCHAU - GARE DU NORD

Ce matin, je prenais le train vers la gare du nord comme tous les matins, lisant des poèmes d'Henry Bauchau et à l'instant précis où l'on entrait en gare, par une coïncidence assez extraordinaire, je tombai sur celui-ci :   GARE DU NORD Quand la gare du Nord était noire sur ses vitrages enfumés je fus traqué je fus coursé par le kangourou blanc des névroses avec sa longue cuillère athée   (Henry Bauchau, Poésie complète, Actes Sud, 2009, p. 365)            
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09 septembre 2012

Être une abeille aux ailes de papillon

  Je voudrais être une abeille Aux ailes de papillon Au cœur chantant de cigale   Érica C      
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25 août 2012

Fabien Turpin : Le tombeau des mers (poème dédié à Eric Tabarly)

A Eric Tabarly Sous les cieux noirs où s'échappent des étoilesUne vague froide et forte brise les voilesEt la coque craqua dans un bruit infiniSur le pont l'homme fut emporté et fini Il admirait toujours la force naturelleDu matin clair, brumeux, au soir, lueur aquarelleEt son rêve dernier a l'ampleur du couchantSon coeur bouffe l'iode en son nez triomphant Une pensée d'amour là-bas sur la riveLes gestes du retour, le rêve qui arriveEt la force des vagues et le bois souvent vertTremblera aux regards qu'il jette sur la mer Tandis... [Lire la suite]