A Eric Tabarly

Sous les cieux noirs où s'échappent des étoiles
Une vague froide et forte brise les voiles
Et la coque craqua dans un bruit infini
Sur le pont l'homme fut emporté et fini

Il admirait toujours la force naturelle
Du matin clair, brumeux, au soir, lueur aquarelle
Et son rêve dernier a l'ampleur du couchant
Son coeur bouffe l'iode en son nez triomphant

Une pensée d'amour là-bas sur la rive
Les gestes du retour, le rêve qui arrive
Et la force des vagues et le bois souvent vert
Tremblera aux regards qu'il jette sur la mer

Tandis que l'histoire est le souvenir de l'astre
Protée t'ouvre la porte au hublot du désastre
L'Homme des océans traverse le roman
Après des tours de globe Radieux et Charmant

FABIEN TURPIN, dans "Poètes en liberté",
revue poétique, publ. par le
Cercle des poètes retrouvés en Vendômois,
mars 2011, n° 8 (annuelle), p. 46.

Publié avec l'aimable autorisation de Michèle
et Pierre-Alain Hortal que nous remercions.