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« Eric, sors de là ! »1


Eric Werner
(Genève, 17.10.1940)*


Philosophe politique et essayiste suisse.

 

Après des études de Lettres à Genève, Eric Werner suit une formation à l’Institut d’Études Politiques de Paris. Il écrit un mémoire sur la pensée politique et morale de Raymond Aron. En 1970, il rencontre le peintre polonais Joseph Czapski (1896-1993). La même année, Eric Werner soutient sa thèse à Genève sous la direction de Jeanne Hersch : De la violence au totalitarisme : essai sur la pensée de Camus et de Sartre (1972).
Eric Werner a été professeur de philosophie politique à l’Université de Genève. Il a écrit de nombreux essais dont : Mystique et politique (1979), De la misère intellectuelle et morale en Suisse romande (1981), Le système de trahison (1986), De l’extermination (1993), Montaigne stratège (1996), L’Avant-guerre civile (1998), L’Après démocratie (2001), La Maison de servitude (2006), Ne vous approchez pas des fenêtre : indiscrétions sur la nature réelle du régime (2008), Portrait d’Eric (2010), Les lieux du cœur : un pasteur genevois sur les pas de Jean-Jacques Rousseau (2011).

 Dans Portrait d’Eric, Eric Werner parle du tableau éponyme que fit de lui Joseph Czapski en 1971. Il s’interroge sur les raisons pour lesquelles Murielle Gagnebin avait choisi de lui donner un autre titre, « Le jeune philosophe ».

Référence certaine à La Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau mais aussi : « On s’épargnait ainsi la peine d’avoir à se demander qui était en fait « Eric Werner » : qui était-il, et où se situait-il dans l’existence ? Qu’y avait-il de vrai et de faux à son sujet ? 2»

Des décennies plus tard, Eric Werner comprend enfin le message posthume de Czapski à son intention :

« Connais-toi toi-même, ou encore mets-toi à l’écoute de toi-même. Cesse de ne faire qu’écouter d’autres voix que la tienne, d’autres voix que ta propre voix intérieure. Laisse-toi guider par ton propre désir en toi. C’est ainsi que tu grandiras, ainsi également que tu deviendras vraiment philosophe. […] C’est ce que j’ai voulu te montre dans mon tableau. Il te montre tel que tu es. […]Je ne m’attends pas à ce que tu aimes beaucoup ce tableau […] Mais un jour ou l’autre, crois-moi bien, tu le redécouvriras. Et tu auras alors de la joie à le regarder : beaucoup de joie. Et tu te souviendras alors de moi. 3»

 Dans Les lieux du coeur, Eric Werner présente la correspondance adressée par l'un de ses "lointains aïeux", le botaniste et pasteur genevois Jean-Pierre Vaucher (1763-1841) à son ami homme d'État et scientifique zurichois Hans Conrad Escher (1767-1823).  Jean-Pierre Vaucher raconte comment il a entrepris de visiter les lieux précis où Jean-Jacques Rousseau a séjourné quelques années avant lui et qui l'ont inspiré pour La Nouvelle Héloïse, les Confessions, les Rêveries, etc.)

Sites Internet : http://ericwerner.blogspot.fr/ 
article dans Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Werner
http://www.editions-xenia.com/


 

*Sudoc. 1. Portrait d’Eric, Vevey, Xenia, 2010, p. 40. 2. Ibid, p. 38. 3. Ibid., p. 44. Illustration : Portrait d’Eric (détail), par Joseph Czapski, 1971. D.R. Tous remerciements à Eric Werner et Slobodan Despot, éditions Xenia.

 


Autres anniversaires : Erik Harald Fredrikson (17.10.1902- ?)*, peintre suédois (*SK). Eric Pape (San Francisco, 17.10.1870- Manchester, 7.11.1938)*, peintre et dessinateur américain.