31 août 2009
Une belle histoire d'Almanach... : Eric de Haulleville
Un blog est parfois l'occasion de nouer des contacts bien enrichissants et parfois surprenants. Merci à tous ceux qui continuent de m'écrire des messages ou des commentaires.
Je voudrais saluer et remercier tout spécialement ici Madame Olivia de Haulleville qui m'a écrit ce mois-ci en me disant qu'elle était la fille d'Éric de Haulleville !
Grâce à elle, j'ai pu remanier en profondeur la page du 13 septembre consacrée à ce poète belge dans L'Almanach d'Éric. Je vous invite à le redécouvrir. A noter que le 13 septembre est un jour faste puisque c'est aussi la date de naissance d'Éric Bonheur... Or, c'est bien connu, un bonheur n'arrive jamais seul...
Cliquez ici pour voir la nouvelle page d' Éric de Haulleville *
Très bientôt sur ce blog, je proposerai une traduction en anglais de cette page à l'intention des internautes américains ou anglophones.
Amitiés et bonne rentrée à tous
Érica C
31/08/09
* Par convention archivée à la date l'année de référence choisie pour l'Almanach, 2007.
26 août 2009
ACTUALITÉS MUSICALES D'ÉRIC PÉNICAUD
Commentaires d’Eric Pénicaud sur « Tsunami », Editions d’Oz, (pour G. Podera, sa conférence du 8 juillet 09, Académie de Guitare de Brescia, Italie)
C’est une œuvre qui a été écrite au début des années 1980. Elle est constituée de 2 mouvements : tout d’abord un prélude, nommé « Ivresse des profondeurs », puis un « Ostinato ». Le prélude évoque les grandes profondeurs de la mer, là où naissent parfois des séismes sous-marins : ceux-ci se répercutent ensuite en surface, pour donner ces vagues puissantes et très rapides que rien ne peut arrêter (ostinato), à part le contact avec les terres. C’est ce qu’on appelle alors un tsunami. Si j’avais connu à l’époque le terrible tsunami de 2006 en Asie, sans doute n’aurais-je pas choisi ce titre d’ailleurs. Mais en fait, on va le voir, il s’agit surtout d’un processus intérieur…
- L’ivresse des profondeurs, c’est aussi – en français - cette forme d’extase qui saisit certains plongeurs, ils se sentent tellement bien sous l’eau qu’ils « oublient » de remonter, et ils meurent. C’est donc aussi cette forme de lâcher-prise qui prélude à toute composition, un renoncement à nos défenses extérieures habituelles, c'est-à-dire une attitude nécessaire - du moins selon mon expérience – pour laisser survenir la véritable inspiration, dans ce qu’elle peut avoir de plus profond, « sismique », extatique… J’ai choisi pour cela la notation musicale qu’on appelle « proportionnelle », qui utilise une écriture différente (mais que les guitaristes commencent à bien connaître à présent, dans la musique contemporaine) : rien n’est rigide, en particulier dans le rythme, ce pourrait presque être un prélude improvisé tel que le pratiquaient les anciens …
- L’ostinato est très différent : même s’il découle organiquement du prélude initial, il va emprunter ce cycle rythmique (6/16 +6/16 +2/8) × 2 fois – avec juste une très subtile modification à la fin de l’œuvre. Ce qui équivaut à 2 fois 4/4 en fait (voir page 9) : mais je ne me suis rendu compte de cette correspondance qu’après, je n’ai pas calculé cela mathématiquement, cela s’est imposé à moi avec une force irrépressible, irrépressible comme cette vague justement, qui se renouvelle d’elle-même, par sa propre énergie, et peut ainsi traverser des océans entiers ! La notion de cycle rythmique, même si elle n’est pas trop familière au monde occidental, et aux guitaristes classiques, est excellente pour évoquer cette énergie. Mais une fois que l’on a accepté de lâcher prise envers nos connaissances habituelles, et une fois que l’on a intégré le rythme de ce « mouvement perpétuel », il y a un plaisir, une jouissance incroyable à jouer cet ostinato (même avec ses contretemps qui paraissent redoutables au début). Tout devient cohérent et évident musicalement alors. Je dirais même : « organiquement », c’est « incarné ».
Malgré le titre de l’oeuvre, malgré aussi le fait que je suis passionné par la mer et que j’ai parcouru la Méditerranée de long en large pendant plusieurs années quand j’étais jeune –souvent en hiver -, et malgré enfin le fait que j’ai continué plus tard à traverser tous les océans en cargos (pas les paquebots de croisière, non, les cargos de marchandise qui embarquent parfois 5 ou 6 passagers seulement - je recommande pour la composition, on y travaille divinement bien ! -), il ne s’agit pas de musique descriptive, mais d’un mouvement intérieur, spirituel si on préfère…Mais là, je ne veux pas en dire plus, c’est d’ailleurs pour cela que je fais de la musique…
Écouter « Tsunami », composition d'Éric Pénicaud :
En vidéo sur You Tube avec Giulio Tampalini
♫1. « Ivresse des profondeurs » : tsunami_ivressse_des_profondeurs_427penicaud1
♫2. « Ostinato » : tsunami_ostinato_427penicaud2_mp3
Actualité concernant Éric Pénicaud : BresciaChitarra2009
Voir aussi Almanach d'Éric : Éric Pénicaud
Mise en ligne de cette page : 27.08.09. Remerciements à Éric Pénicaud et Giulio Tampalini pour la vidéo de Tsunami.
25 août 2009
CITATION : MAX JACOB : ECOLE D'ART
«J'ouvrirai une école de vie intérieure, et j'écrirai sur la porte : école d'art.» (Max Jacob, Conseils à un jeune poète)
16 août 2009
STATISTIQUES DU PRÉNOM ÉRIC
En France, le prénom ÉRIC a été donné 319 203 fois depuis 1946.
voir Carte de répartition des ERIC en 2006
http://www.aufeminin.com/w/prenom/p5570/eric.html
10 août 2009
CITATION : OLIVIER PY : LE POÈTE
"Le poète devient en quelques heures le prophète et le héros qui peut répondre à tous les désarrois du temps et à toutes les inquiétudes éternelles. Il sort de son rôle de contradicteur et d'exilé, il n'est plus excentrique, il est le centre. On remet dans ses mains le pouvoir suprême de changer le monde, on laisse son théâtre agir sur le réel et non plus sur le symbolique. Le pape lui-même vient lui demander conseil. Lui seul est à même de donner ce qui est plus précieux que l'égalité sociale, le sens de la vie." (Olivier Py, Illusions comiques, Actes Sud - Papiers, 2006)
"Ça existe qu'on rêve à brûler"
Mon amie Gilda m'a offert le dvd du film Le facteur (Il postino) de Michael Radford avec Philippe Noiret et Massimo Troisi. Je l'ai revu avec plaisir et émotion. Je me suis identifiée à Mario fasciné par Pablo Neruda, comme je le suis depuis près de sept ans par Émeric de Monteynard. J'ai depuis longtemps la certitude que ce grand poète d'aujourd'hui sera bientôt connu universellement, sans attendre pour cela une gloire posthume ! Un signe de cette ouverture hors des frontières : il sera le seul poète français invité à la Semaine poétique de Carlisle (Dickinson college) en Pennsylvanie en octobre prochain. Même si je sais bien que ce n'est sans doute qu'un rêve, mon grand rêve américain (émericain), serait pourtant de l'accompagner là-bas pour le voir et l'écouter dire ses poèmes.
Il y a un passage dans Le Facteur où Mario regarde avec amour la carte de l'Amérique pour voir où se situe le Chili. Ainsi de moi avec la Pennsylvanie...
Et pour me consoler d'avance de ne pouvoir réaliser ce rêve, m'est venue une envie nouvelle : traduire (ou plutôt essayer de traduire) moi-même ses poèmes en anglais pour me mettre dans l'ambiance comme dans Le facteur, les poèmes de Neruda sont traduits en anglais et lus par différentes personnalités.
Il est curieux de voir ce que devient un poème traduit dans une autre langue. Si l'on perd parfois incontestablement une part des relations étroites qu'entretiennent le son et le sens, l'on peut y trouver aussi une autre dimension, un nouveau plaisir de découvrir la même musique en quelque sorte dans une autre orchestration.
Serais-je à ma façon une sorte de Don Quichotte femme rêvant de son poète préféré, Émeric-Dulciné(e), qui a changé sa vie ? "Rêver un impossible rêve"... "pour atteindre l'inaccessible étoile"... (Brel)
ou dans le langage d'Émeric :
"ça existe
Qu'on rêve
A brûler
That exists
That one dream
To burn...
(Extr. de "ça existe", Dans ce tremblé des dires, Éclats d'Encre, 2003)
(In this trembled of the sayings)






