30 novembre 2007
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 30 novembre : Burck
« Jouis du jour présent, sans te fier le moins du monde au lendemain1. » |
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Erick Burck étudia la philologie classique à Leipzig de 1921 à 1925. En 1931 il passa sa thèse de doctorat à Munich, où il prit sa première charge d’enseignement en faculté, qui fut suivie d’une chaire à Berlin. En 1935, Burck devint Professeur chargé de cours à la Christian-Albrechts-Universität à Kiel, trois ans plus tard professeur titulaire de philologie classique dans ce même lieu. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il prit en outre le poste de Doyen de la Faculté. En 1946, il devint Vice-Recteur et en 1961/62, Recteur de l’Université. Après sa retraite, il resta attaché à l’Université. En 1972, il obtint pour son engagement la médaille de l’Université et en 1982 il devint Sénateur d’honneur. Dans sa recherche sur la littérature de l’Antiquité, Burck fut particulièrement influencé par Richard Heinze. Il s’intéressa à l’historiographie et à la poésie, notamment dans les œuvres de Virgile, Tite-Live, Horace et Properce (Sextus Propertius, qui immortalisa Cynthia dans ses Élégies). Il étudia d’autres sujets tels que l’épopée romaine, le maniérisme romain ou la femme dans l’Antiquité. En tant qu’éditeur scientifique, il publia le périodique Gnomon et la collection Zetemata. Burck fit beaucoup progresser la recherche dans le domaine de la littérature latine et grecque. Parmi ses fonctions, Burck fut Président de la Fédération de philologie antique allemande et membres de plusieurs autres institutions savantes (Deutsche Forschungsgemeinschaft, Westdeutschen Rektorenkonferenz, Mommsen-Gesellschaft…). Il reçut de grandes distinctions parmi lesquelles les titres de docteur honoris causa des universités d’Athènes et Rennes et les Palmes Académiques. Des mélanges lui ont été consacrés à l’occasion de ses 70e et 80e anniversaires2. Bibliogr . : voir Sudoc. http://www.sudoc.abes.fr |
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* Notice rédigée d’après article http://de.wikipedia.org/wiki/Erich_Burck [consulté 21.06.06]. 1. Horace, Odes, http://www.les-citations.net/commentaire-30.html [consulté 16.07.06]. 2. Respectivement Monumentum Chiloniense (1975) et et Livius, Werk und Rezeption (1983). | ||
Autres anniversaires : Erik Anders Vilhelm Jarvik (Utby, Suède, 30.11.1907-11.01.1998)*, paléozoologiste suédois, membre de l'Académie des Sciences. Auteur de : Théories de l'évolution des vertébrés : reconsidérées a la lumière des récentes découvertes sur les vertébrés inférieurs, Masson, Libraires de L'Académie de Médicine, 1960 ( * http://www.academie-sciences.fr/membres/in_memoriam/in_memoriam_liste_alphabetique_J.htm ) | ||
maj 20.02.09
29 novembre 2007
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 29 novembre : Zimmermann
« Saint-Jean se tenait au bord du Jourdain1. » |
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Monique Manceau. |
Erich Zimmermann étudia à Dresde, où il fit ses débuts en 1918. Des engagements à Dortmund, Brunswick et Leipzig suivirent ; Il chanta pour la première fois à Bayreuth en 1925 en David (Les Maîtres Chanteurs) et un écuyer (Parsifal). De 1925 à 1931, il fut membre du Staatsoper de Münich, et de 1931 à 1934, il chanta à Vienne. Il fit ses premières apparitions au Covent Garden en 1934 en Jaquino (Fidelio de Beethoven) et Mime. Il chanta Don Basile (Les Noces de Figaro) à Salzburg (1930-32) et y apparut aussi en Monostatos (La Flûte enchantée) et Valzacchi (Le Chevalier à la Rose). Erich Zimmermann a débuté à l’Opéra de Paris le 5 juin 1934 en chantant David. À Paris, il a interprété aussi les rôles de Mime (L’Or du Rhin, Siegfried), Pédrille (L’Enlèvement au Sérail), un Berger (Tristan et Isolde), un Juif (Salomé). Après une saison à Hambourg, il rejoignit le Staatsoper de Berlin, où il chanta de 1935 à 1944. Il rejoignit la compagnie de Dresde en 1946 et termina sa carrière au Städtische Oper de Berlin. Les deux rôles de prédilection de Zimmermann furent Mime et David. À l’acte I des Maîtres Chanteurs, David, apprenti du cordonnier et maître chanteur Hans Sachs, est chargé d’expliquer à Walther en quoi consiste le difficile concours de maître chanteur. Walther aimerait y participer car s’il le remportait, il deviendrait le fiancé d’Eva… David essaie de dissuader Walther : « Renoncez à devenir maître – c’est pure folie ! » car il faut que vous soyez chanteur et poète » avant d’accéder au titre de « maître ». David apparaît également à l’acte III (scène 1), pour la leçon de chant devant son maître. Discogr. sélective : Bayreuth : ses grands interprètes, extr. de Siegfried par E. Zimmermann. VCTR 290252. Maîtres chanteurs : intégrales : avec J. Prohaska, M. Müller, M. Lorenz, E. Fuchs, E. Zimmermann, F. Krenn, Ch. Kallab, Chœur et orchestre du Festival de Bayreuth, 1943, Furtwängler. LAD 4 LCD4-4.008. Siegfried : extraits. Wiener Staatsoper Live, vol. 2, 1938-1939. KSWA 2 KOCHCD314522. | |
* Notice réd. d’après art. de Harold Rosenthal, The New Grove Dictionary of Opera. Voir aussi Jean Gourret, Dictionnaire des chanteurs de l’Opéra de Paris, Paris, Albatros, 1982, p. 181. 1. « Am Jordan Sankt Johannes stand », Les Maîtres Chanteurs, acte III, scène 1 (chanté par David, pour la fête de Saint-Jean / Hans Sachs). Photo : Erich Zimmermann dans Mime en 1931 (détail). Coll. R. Commault, reprod. dans L’Avant-Scène Opéra, L’Or du Rhin, p. 173. D.R. En bas : Reprod. avec l’aimable autorisation de Monique Manceau. D.R. Remerciements à Monique Manceau. | ||
Autres anniversaires : Eric Matthias Törngren (29.11.1872-7.09.1902)*, architecte, peintre, dessinateur, graveur suédois (*SK). | ||
28 novembre 2007
EXTRAIT DE L'ALMAANACH D'ÉRIC : 28 novembre : Bergkraut
« la Colombe de Tchétchénie » |
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28 novembre333/33 |
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Éric Bergkraut est un cinéaste (réalisateur français) auteur, en 2006, d'un film politiquement très engagé : Coca, la Colombe de Tchétchénie. |
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| * et biographie voir : http://www.commeaucinema.com/personne=eric-bergkraut,51402.html | ||
Autres anniversaires : | ||
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 28 novembre : Thursley
« Vade retro ! » |
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28 novembre333/33 |
Terry Pratchett (né en 1948) a gagné la célébrité grâce à sa série le Disque-Monde, parodie humoristique de L’Anneau-Monde de Niven et du Seigneur des anneaux de Tolkien. Sur la page de couverture de la version originale anglaise d’un volume des Annales du Disque-Monde, le nom de Faust est barré au profit de celui d’Eric. |
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1. Terry Pratchett, Eric, Les Annales du Disque-Monde, Nantes, L’Atalante, Pocket, coll. Science-fiction, 5761, 2001, 152 p. | ||
Autres anniversaires : | ||
27 novembre 2007
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 27 novembre : Valentin
« C’est le cœur qui ennoblit l’homme1.» |
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Erich Valentin étudia la musicologie avec Adolf Sandberger et la philologie allemande à l’université de Munich, où il obtint le doctorat en 1928 avec une thèse sur L’évolution de la toccata aux 17e et 18e siècles. Il fut professeur au Staatliches Privatmusiklehrer Seminar à Magdeburg (1929-35) et, simultanément, professeur au Salzburg Museum et directeur du Zentralinstitut für Mozart-Forschung (1939-45). Il fut plus tard professeur à la Nordwestdeutsche Musikacademie à Detmold (1948-53). A partir de 1953, il enseigna à la Staatliche Horchschule für Musik, obtenant une chaire à partir de 1955 et le poste de directeur de 1964 à 1972. Erich Valentin fut éditeur en chef de la Zeitschrift für Musik (1950-55) et co-éditeur de la Neue Zeitschrift für Musik (1955-9). En 1954, il devint éditeur en chef de Acta Mozartiana, et en 1952 il fut vice-président de la Deutsche Mozartgesellschaft dont il fut un co-fondateur. Il lui a été attribué la médaille d’argent Mozart (1956), la médaille Mozart du Mozart-gemeinde de Vienne et l’Ordre du mérite Bavarois (1971). Ses biographies illustrées de Beethoven (Munich, 1957) et Mozart (Munich, 1960) ont été traduites en plusieurs langues et il a édité des sélections de lettres de Mozart (Munich, 1972), Beethoven (Munich, 1973), et Schubert (Munich, 1975)2. Erich Valentin résume ainsi la vie de Mozart : « Une destinée très courte, très riche, dont la puissance d’attraction et le mystère résident peut-être dans le contraste entre une réalité terrestre impitoyable et l’envolée prodigieuse en plein ciel de sa trajectoire artistique2. » Ecrits : La toccata aux 17e et 18e siècle. Telemann. Hans Sommer. Mozart. dictionnaires de la musique chorale, dictionnaire de musique religieuse... Bibliogr. : Festschrift Erich Valentin, Regensburg, 1976. | |
*The New Grove Dictionary of Music and Musicians, 2001. Date de décès : http://www.uni-magdeburg.de/mbl/Biografien/1315.htm (consulté 15.11.06). 1. Mozart, cité dans Erich Valentin, Mozart, texte français de Claire Guinchat, Hachette, 1966, p. 6. 2. Trad. d’après article de Hans Heinrich Eggebrecht, The New Grove Dictionary of Music and Musicians, 2001. 3. Mozart, op. cit., p. 5. Photo : http://www.uni-magdeburg.de/mbl/Biografien/1315.htm D.R. | ||
Autres anniversaires : Eric Wilhelm Vasström (27.11.1887-27.11.1958)*, peintre, dessinateur, graveur (finlandais ?) (*SK). | ||
26 novembre 2007
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 26 novembre : Sevareid
« The Grey Eminence. » |
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26 novembre331/35 |
Formé aux sciences politiques et économiques, Arnold Eric Sevareid fut l’un des pionniers du nouveau journalisme américain. Il fut reporter au Minneapolis Journal, au Minneapolis Star et au New York Herald Tribune avant d’être recruté par Edward R. Murrow pour le réseau de radio et de télévision CBS (Columbia Broadcasting System) en 1939. Eric Sevareid a joué un rôle important de correspondant pour CBS pendant toute la Seconde Guerre mondiale, notamment en Chine (1943-44) et à Londres (1945). Après guerre, sa carrière se poursuivit toujours chez CBS en tant que correspondant national pour The CBS Evening News, CBS News… A partir de 1977, il réalisa une série d’interviews : Conversations With Eric Sevareid. En plus de ses reportages accompagnés de commentaires analytiques d’une grande pertinence, de ses apparitions filmiques (L’étoffe des héros où il joue son propre rôle), de ses documentaires (par exemple sur Eleanor Roosevelt), de ses entretiens avec des personnalités telles que le chancelier allemand Willy Brandt, le romancier Leo Rosten, l’acteur Peter Ustinov… Eric Sevareid écrivit plusieurs ouvrages. Bibliogr. : Canoeing With the Cree, New York, Macmillan, 1935. Not So Wild a Dream, New York, Knopf, 1946. In One Ear : 107 Snapshots of Men and Events which Make a Far-Reaching Panorama of the American Situation at Mid-Century, New York, Knopf, 1952. Small Sounds in the Night, New York, Knopf, 1956. Candidates 1960, New York, Basic Books, 1959. This is Eric Sevareid, New York, McGraw-Hill, 1964. Sites Internet : http://en.wikipedia.org/wiki/Eric_Sevareid ; http://www.museum.tv/archives/etv/S/htmlS/sevareideri/sevareideri.htm ; Columbia Broadcasting System; Cronkite, Walter; Murrow, Edward R.; News, Network ; http://www.cinemovies.fr/news_fiche.php?IDtitreactu=1203 ; http://news.minnesota.publicradio.org/features/2005/04/29_postt_canoetrip/ ; http://movies.msn.com/celebs/celeb.aspx?c=123455 [filmographie] |
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*Encyclopædia Britannica http://www.britannica.com/eb/article?eu=1262 | ||
Autres anniversaires : | ||
25 novembre 2007
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 25 novembre : Gagé
L’Atelier-Jardin d’Erika1. |
25 novembre330/36 |
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« Erika Gagé peint par vocation depuis sa prime jeunesse et a commencé sa carrière à Paris. Ses œuvres ont été exposées et acquises partout dans le monde, tant par des particuliers que par des musées. Elle a participé à de nombreuses expositions au Grand-Palais à Paris et à l’Exposition Internationale de Barbizon en 1977 où elle obtint le Grand Prix2. » A la suite de ses prédécesseurs peintres de Barbizon, Millet, Rousseau, Corot, Daubigny et bien d’autres, Erika Gagé est tombée sous le charme de ce village. En 1989, elle décide alors d’y restaurer un authentique atelier dans la Grande Rue et de s’y installer. Cadre idéal pour une artiste aimant particulièrement la nature et les fleurs (iris, coquelicots…), son jardin, attenant à la maison et à l’atelier, est une de ses meilleures sources d’inspiration en toutes saisons.
Bibliogr. : Gagé-Bethke, Erika, Au Jardin des Arts de Barbizon (France) : rétrospective 1960-2000, 2001, Barbizon, E. Gagé-Bethke, 159 p. Site Internet : www.aujardindesarts.com E-mail : erikagegebarbizon@yahoo.fr | |
*Date aimablement communiquée par Erika Gagé. 1. D’abord baptisé le « Jardin des Arts ». 2. Cf. Erika Gagé-Bethke, Au Jardin des Arts de Barbizon (France) : rétrospective 1960-2000, Biographie p. 6. Photos reproduites avec l’autorisation d’Erika Gagé. Remerciements à Erika Gagé. | ||
Autres anniversaires : Erik Dæhlin (25.11.1926)*, historien d’art norvégien. (*Sudoc). Erik Skårman (Skara, 25.11.1884-Stora Bjurum, Gudhems socken, Skaraborgs län., 27.03-1949)* Artiste suédois. (*SK)…/… | ||
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 25 novembre : Skårman
« Le serpent python. » |
25 novembre330/36 |
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Erik Skårman, né le 25/11 1884 à Skara, mort le 27/3 1949 à Stora Bjurum, paroisse de Gudhem, département de Skaraborg était peintre, dessinateur, sculpteur; professeur de dessin. Fils de Victor Skårman, agriculteur, et de Hanna Breding, il épousa, en 1911, Augusta Fahlén, morte en 1936, et en 1939, Signhild Jönsson. Après son baccalauréat en 1902, Skårman poursuit ses Ètudes à l’Ècole Technique et, à partir de 1905, à l’Ècole Supérieure des Arts Appliqués, où il passe son examen de professeur de dessin en 1908. Il continue ses études d’art à Paris et à Stockholm, jusqu’à ce qu’il obtienne le poste de directeur de l’École technique de Kristianstad, et, plus tard, de proviseur de l’École des Apprentis de la même ville. En 1921, il est nommé professeur de dessin au Lycée de Visby, poste qu’il garde jusqu’à sa mort, en 1949. Il voyage au Danemark, en Norvège, en Belgique, en France, en Allemagne, en Autriche, en Argentine, au Brésil et en Uruguay. Il expose à Kristianstad et participe aux salons de l’association des artistes de Malmö, en 1919 et en1920. Il participe à l’exposition « Quatre Gotlandais » à la galerie Fahlcrantz à Stockholm, en 1936, et à d’autres expositions à Visby. La peinture de Skårman est intimiste, il observe les changements dans la nature. Parfois son motif prend une apparence | |
*SK. Trad. Marianne Hoang. | ||
Autres anniversaires : Erik Dæhlin (25.11.1926)*, historien d’art norvégien. (*Sudoc). | ||
24 novembre 2007
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 24 novembre : Scheurmann
« La Grande Lumière. » |
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24 novembre329/37 |
Erich Scheurmann, peintre, écrivain et conteur allemand, est surtout connu aujourd’hui pour avoir écrit Le Papalagui. Ce livre s’inspire de ce que l’auteur a vécu au contact de la civilisation polynésienne, peu avant la première Guerre mondiale, dans les îles de Samoa. Erich Scheurmann dit rapporter les propos d’un chef de tribu de Tiavéa à ses frères aborigènes, de retour de voyage en Europe. C’est l’occasion de confronter deux cultures radicalement différentes, celle du Papalagui, c’est-à-dire « le Blanc, l’étranger, littéralement le pourfendeur du ciel » et celle du sage Touiavii et des natifs de Samoa. En donnant la parole au personnage de Touiavii, dont le lecteur ne sait trop s’il est réel ou inventé, Erich Scheurmann se met ainsi dans la peau d’un véritable Samoan et porte un regard ethnologique à la fois critique, drôle et un peu moqueur sur les mœurs en effet bien étranges des Papalaguis et les effets pervers de notre civilisation. Touiavii s’étonne des « couvre-chair » que sont les vêtements du Papalagui, de ses « coffres en pierre » que sont ses maisons, de l’importance pour lui du « métal rond et du papier lourd », de ses « machines à temps », de sa profession qui veut dire « ne pouvoir toujours faire qu’une chose », de ce qui rend sa vie factice, triste, absurde, de sa « maladie de penser sans cesse », de ses actions insensées, de sa cupidité et de sa haine, en un mot de sa sauvagerie, beaucoup plus grande que celle qu’il appelle, lui, le Papalagui, « les sauvages » ! Prédicateur convaincu, Touiavii / Scheurmann dénonce avec force et éloquence la façon de vivre du Papalagui qui le mène à la guerre au lieu de le conduire à l’Amour, à Dieu et à la Lumière. Le Papalagui est paru en 1920 en Allemagne. Traduit en une quinzaine de langues et vendu à des millions d’exemplaires, il en existe deux traductions en français1. |
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*Sudoc. 1. Le Papalagui: les propos de Touiavii, chef de la tribu de Tiavéa, dans les mers du Sud, trad. de l’allemand par Urs-Dominique Sprenger, Aubier Flammarion, 1981 et Le Papalagui : les paroles de Touiavii chef de la tribu de Tiavéa dans les îles Samoa, recueilli par Erich Scheurmann, trad. de l’all. par Dominique Roudière, Présence Image Éditions, 2004. 2. Le Papalagui, ibid., p. 100. | ||
Autres anniversaires : Erik (Valdemar) Bergman (24.11.1911)*, compositeur finlandais…/… | ||
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 24 novembre : Bergman
« L’union de la lumière et de l’obscurité. » |
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Erik (Valdemar) Bergman étudia la musicologie et la littérature à l’Université (1931-33) et au Conservatoire d’Helsinki (1931-38), où il fut l’élève d’Erik Furuhjelm6/7 pour la composition. Il étudia également la composition et la technique dodécaphonique à Berlin (1937-39, 1942-43). Il s’intéressa aux cultures et religions non européennes, et il voyagea dans tous les continents, écoutant de la musique traditionnelle et collectionnant des instruments. Jusqu’au milieu des années 60, il se consacra beaucoup à la direction de chœur. De 1945 à 1981, il fut critique musical et professeur de composition (Académie Sibelius, 1963-76). Ses premières compositions importantes sont postérieures à 1940. Au début des années 50, il devint le premier compositeur finlandais à adopter la technique sérielle (Aubade, 1958, Simbolo, 1960). A la fin des années 1960, Bergman opta pour une technique plus libre introduisant des éléments d’improvisation et d’écriture aléatoire. (Colori ed improvvisazioni). Depuis les années 1980, Bergman s’est tourné principalement vers les concertos, la musique de chambre, les œuvres chorales et vocales. Il emploie des formes mélodiques variées, Sprechgesang, parlé, glissandos, microtons (Lapponia, 1975)… Son opéra Det sjungande trädet, L’arbre chantant, s’inspire d’un conte populaire suédois. Le Roi a promis en mariage sa fille au Prince qui lui a apporté une branche de l’arbre chantant vu et entendu dans un rêve. Par jalousie, la mère du Prince, la Magicienne, transforme la Princesse en sorcière puis elle retrouve sa beauté mais est condamnée à la cécité. « A la fin, la Princesse aveugle et le Prince voyant, chantent l’union de la lumière et de l’obscurité. L’opéra est une célébration de la couleur et sa magie musicale moderne évoque le chaos tumultueux et le silence menaçant des pouvoirs chamaniques de la nature2 .» |
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*Article réd. d’après The New Grove Dictionary of Music and Musicians, 2001. Liste des œuvres et bibliographie. 2. Cf. Finnish Opera, Finnish Music Information Centre, 2002, p. 187. ♫ Concertino da camera. Triumf att finnas till. Lament and incantation. Silence and eruptions, Almiviva Ensemble, Ulf Söderblom, dir., Ondine ODE 774-2. | ||








