22 septembre 2007
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 22 septembre : von Stroheim
« The Man You Loved to Hate1. » |
22 septembre
266/100 |
Erich von Stroheim
|
|
7________________ 8________________ 9________________ 10________________ 11________________ 12________________ 13________________ 14________________ 15________________ 16________________ 17________________ 18________________ 19________________ 20________________ |
Alors que ses parents, Benno Stroheim et Johanna Bondy étaient des commerçants juifs pratiquants, Erich Stroheim fera croire toute sa vie qu’il est d’origine noble en ajoutant une particule à son nom et en niant sa judaïté. Il fait ses débuts à Hollywood en 1914 comme figurant et cascadeur. Il est l’un des plus grands réalisateurs de cinéma muet ; on lui doit huit films : Blind Husbands (La loi des montagnes, tourné en 1919), The Devil’s passkey (Le passe-partout du diable) (perdu), Foolish wives (Folies de femmes), Merry-go-round (Les chevaux de bois), Greed (Les rapaces)- reconnu comme le chef d’œuvre de Stroheim - The Merry widow (La veuve joyeuse), The Wedding March (la Symphonie nuptiale), The Honeymoon (le mariage du prince). Stroheim a joué ensuite uniquement comme acteur notamment dans : La grande illusion (1937) où il trouve son meilleur rôle, celui de l’inoubliable commandant Von Rauffenstein (photo), L’Alibi de Pierre Chenal (1937), Les Disparus de Saint-Agil de Christian Jaque (1938), Menaces d’Edmond T. Gréville, (1940), Les cinq secrets du désert (Five Graves to Cairo) de Billy Wilder (1943), Sunset Boulevard (Boulevard du Crépuscule) de Billy Wilder (1949-1950). Il écrivit deux romans, Paprika et Poto-Poto. D’un caractère d’une grande complexité, Stroheim « s’invente une vie qui n’est pas la sienne », rendant réel celui qu’il voulait être dans la vie ou les personnages qu’il incarnait dans ses films, sans peur des contradictions ni des mensonges devenus sa vérité grâce à son « art de l’anecdote » et en se tirant avec honneur des situations les plus défavorables. Au cinéma, il voulait avant tout « filmer la vraie vie ». le héros stroheimien est un « méchant » beau et séduisant ; ses héroïnes sont de deux types opposés, soit sensuelles, hypocrites, calculatrices soit chastes, douces, fidèles. Stroheim est attiré par les atmosphères troubles, les situations scandaleuses et les sentiments extrêmes2. | |
1. «L’homme que vous aimez haïr » selon l’expression de Richard Koszarski. 2. Bibliogr. : Fanny Lignon, Erich von Stroheim : du Ghetto au Gotha, L’Harmattan, Champs visuels, 1998, 395 p. | ||
Autres anniversaires : Erik Gunnar Asplund (22.09.1885-1940)*, architecte suédois (*Dictionnaire des architectes, Encyclopaedia Universalis, Albin Michel, 1999, p. 63-64). Erik Leo Marklund (22.09.1909)*, peintre, sculpteur suédois (*SK). Erik Rémès (Montpellier, 22.09.1964)*, écrivain français, journaliste et peintre (* http://www.erikremes.net/) [consulté 24.01.06]. Éric Sautou (22.09.1962), poète français…/… | ||
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 22 septembre : Sautou
« Parmi tous, mon visage, mon nom1. » |
22 septembre
266/100 |
|
| ||
22________________ 23________________ 24________________ 1________________ 2________________ 3________________ 4________________ 5________________ 6________________
|
Éric Sautou vit et travaille à Montpellier (Hérault). « La poésie d’Éric Sautou n’est pas de celles qui posent les mots sur la page, en entités hiératiques dont on attend qu’elles parlent toutes seules. Personne n’est oracle ici, ni le poète ni le langage. Un mot est seulement là pour qu’un autre vienne à côté, hallucinant flottement entre le hasard - l’arbitraire du signe – et le désir, toute l’affectivité dont se sont imprégnés les livres des enfants, où l’on n’a pas pu s’empêcher d’apprendre à lire avant d’apprendre à vivre. » « Le poème déploie le nom propre en noms communs pour installer quelqu’un d’incertain sur la terre. » (Ariane Dreyfus) Les noms et les prénoms jouent un rôle essentiel comme le montrent les titres de ses recueils et particulièrement Rémi2. Bibliogr. : Le Capitaine Nemo, Tarabuste, 1999). Le Nom des fleuves, Le Dé bleu, 1999. Canoë, dans Venant d’où ? 4 poètes : Jérôme Lhuillier, Florence Pazzottu, Éric Sautou, Guy Viarre, Flammarion, 2002. Rémi, Tarabuste, 2003. Un oursin, Le Dé bleu, [2004]. La Tamarissière, Flammarion, 2006.
| |||
*Toutes informations aimablement communiquées par Éric Sautou, lettres 15.03.04 et 31.03.04. 1. « Les îles britanniques », Le Nom des fleuves, p. 7. 2. Où la plupart des poèmes sont « des histoires de noms et de prénoms » (Chagall, Klee, Matisse, Miró, Robert Walser, Arthur Rimbaud, Roland Barthes, Erik Satie17.5, etc.) 3. Extr. de Rémi, op. cit., p. 15, communiqué et reproduit avec l’aimable autorisation d’Éric Sautou. Ill. : Corneille, Sarabande des oiseaux, 2000, huile sur toile (détail). | ||||

