23 août 2007
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 23 août : Séralini
« Il n'est source que bonheur . » |
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Gilles-Eric Séralini est professeur des Universités à Caen en biologie moléculaire, chercheur sur les effets des pesticides, de différents polluants, et des OGM sur la santé. Il s’intéresse en particulier aux mécanismes de synthèse des hormones de la reproduction des mammifères et aux perturbations hormonales provoquées par les pesticides, notamment ceux qui sont associés aux OGM, aux effets des polluants sur la santé et le cancer. Il a dirigé plus de treize thèses notamment sur hormones sexuelles et cancers. Gilles-Eric Séralini a été chercheur invité durant quatre années en biologie moléculaire au Canada (University of Western Ontario et Université Laval) de 1987 à 1991. Dès 1997, il demande avec un groupe de scientifiques un moratoire pour plus de recherches sur la toxicité des OGM. De 1998 à 2007, il a été expert pour le Ministère de l’Environnement et le Ministère de l’Agriculture au sein de deux commissions gouvernementales françaises chargées d’évaluer les OGM avant et après leur commercialisation : la Commission du Génie Biomoléculaire (CGB) et le Comité de Biovigilance. Il a fondé avec Corinne Lepage et Jean-Marie Pelt le CRII-GEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique) en 1999. Président du Conseil Scientifique du CRII-GEN, et expert pendant neuf ans pour le gouvernement français dans l’évaluation des risques des OGM, il a récemment publié l’étude la plus détaillée sur les signes de toxicité d’un OGM commercialisé (MON863) et travaille sur les effets du Roundup, herbicide majeur dans le monde utilisé aussi avec les OGM, ce qui lui vaut plusieurs invitations internationales. Il est membre de la Commission Borloo-Lepage pour concrétiser un certain nombre de décisions prises au Grenelle de l’Environnement (2007-2008) et pour réorganiser l’expertise européenne des OGM et nanotechnologies (2008). Chevalier de l’Ordre National du Mérite pour l’ensemble de sa carrière en biologie, par le Ministère de l’Écologie (2008). Auteur de nombreux articles et communications scientifiques ainsi que de plusieurs livres notamment sur les OGM et la biodiversité, les effets des polluants (chez Flammarion), il a été expert pour l’Union Européenne dans le différend avec les Etats Unis et le Canada sur le moratoire OGM. Bibliogr. : Après-nous le déluge ? Flammarion/Fayard, 2006. Ces OGM qui changent le monde, Flammarion, Coll. Champs, 2004. Génétiquement Incorrect, Flammarion, 2003 et coll. Champs - poche, 2005. OGM, Le Vrai Débat, Flammarion, 2000. Le Sursis de l’espèce humaine, Belfond, 1997. L’évolution de la matière, de la naissance de l’Univers à l’ADN, Pocket, 1994. Site internet : http://www.crii-gen.org Passionné de littérature et de poésie, Gilles-Eric Séralini a publié nouvelles et poèmes dont en recueils : Il n’est source que bonheur, Canada, L. Riel, 1990. Ciel à Brûler, Regain, 1985 (Prix Clovis Hugues de la Société des Poètes Français 1986). Interlude, Carpentras, Cercle Français de Poésie, 1981. Cris de Soleil, Carpentras, Cercle Français de Poésie, 1979. Primé au concours international de poésie sur Van Gogh en 1989, un poème a été publié dans le livre réalisé par Jeannine Dion-Guérin, Vincent : de la toile au poème, livre d’or, 1890-1990, Auvers-sur-Oise, CAP Connaissance de l’art par la poésie, 1990. |
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* Bnf. Bio-bibliographie, photo et poème inédit aimablement communiqués par Gilles-Eric Séralini avec tous nos remerciements. | ||
Autres anniversaires : Robert Herrick (Cheapside, Londres, baptisé 23* ou 24.08.1591-Dean Prior, Devonshire, octobre 1674), Cavalier-poète anglais…/… | ||
POEME DE GILLES-ÉRIC SÉRALINI
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Le coton clair tissé du ciel
S’ils coulent personne ne saura
Ce petit nœud d’humanité perdue
Chaque oubli amputé des bras
Je n’ai jamais su si le soir Un couperet pour têtes blondes
Noyons-nous de nous-mêmes
Le lien chaud du sang
Loup d’espèce Comme le Dieu des civilisations
Nous sommes les fleurs de nos propres morts
Mais que sont les bonheurs devenus
Mais ils dorment avec leurs petits
Je porterai tous ces perdus
Notre avenir d’incertitude éternelle
A l’avenir heureux d’incertitude éternelle
Rien
Vraiment
Gilles-Eric Séralini, inédit Paris, 21 mai 2005.
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EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 23 août : Robert Herrick
« Herrick’s Julia ou La Nouvelle Hespéride. » |
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Comme Thomas Carew, sir John Suckling, Richard Lovelace, Robert Herrick fait partie des Cavaliers1-poètes anglais mais, poète avant tout, c’est Ben Jonson (1572-1637) qu’il considère comme son père spirituel. A seize ans, Robert Herrick fut d’abord placé comme apprenti-orfèvre chez son oncle et tuteur William Herrick, joaillier de Jacques 1er. Il étudia ensuite les lettres puis le droit. Il fut ordonné diacre, puis prêtre et enfin curé de Dean Prior dans le Devon en 1629. Expulsé de sa paroisse en 1647, il y retourna en 1662 et y fut enterré en 1674. La majeure partie de son œuvre poétique fut rassemblée sous le titre les Hespérides (Hesperides, publ. 1648) et Rimes saintes (Noble Numbers, 1647). Les poèmes de Herrick ont été mis en musique, notamment par les frères Lawes. De nombreux poèmes sont dédiés au roi, à des nobles ou des évêques ou encore à des amis ou à des membres de sa famille. Parmi les noms cités revient fréquemment celui de Julia. Si, selon Gérard Gacon, « l’on peut voir en Julia l’avatar du Christ : la Dea, la Femme-Dieu, la Sagesse et le Verbe2 », n’est-elle pas aussi pour le poète une nymphe, une Hespéride ? Dans ces poèmes, qu’il évoque les habits, le jupon, les seins, la voix de Julia, ou qu’il la montre en train de se laver dans la rivière, le poète fond en « une extase où érotisme et mysticisme se confondent3. » Les habits de Julia « Vêtue de soie va ma Julia, Et voilà que glisse et bruit Une liquéfaction d’habits.
S’offre alors à ma contemplation, Libre, hardie, une vibration ; Ah, miroitement, ma passion !4 » |
21_________________ 22_________________ 23_________________ 24_________________ 1_________________ 2_________________ 3_________________ 4_________________ 5_________________ 6_________________ « ...Or to the Golden-cheap-side, where the earth Of Julia Herrick gave to me my Birth. » « ...ou à ce Cheapside doré où vint Julia Herrick pour m’ouvrir le chemin. »
(A Thamasis, ses larmes, Hespérides, op. cit., p. 104-105). | |
* 23 août cf. Robert Herrick, Hespérides, trad. et présenté par Gérard Gacon, Orphée, La Différence, 1990, p. 120. 24 août : **Encyclopædia Britannica http://www.britannica.com/eb/article?eu=41085 [consulté 17.11.03]. Portrait : gravure par W. Marshall, front. des Hesperides, ibid.. 1. Partisans royalistes sous Charles 1er pendant la révolution d’Angleterre, par opposition aux parlementaires (Têtes rondes). 2. Gérard Gacon, op. cit., p. 17. 3. Ibid., p. 18. 4. Ibid., p. 95. Poèmes sur Internet http://www.luminarium.org/sevenlit/herrick/herribib.thm [consulté 20.09.02]. | ||
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