21 juin 2007
EXTRAIT DE L'ALMANACH D'ERIC : 21 juin
« The Garden of Swing. »
Eric Reed
(Philadelphia, Pennsylvanie, 21.06.1970)*
Pianiste et compositeur américain de jazz.
Eric (Scott) Reed joua du piano à partir de l’âge de deux ans, et en 1977 il commença à prendre des leçons et à jouer dans l’église baptiste de son père. En 1981, sa famille déménagea à Los Angeles. Pendant ses études secondaires (high school), Reed joua localement avec Clora Bryant, John Clayton, Art Hillery, Bennie Maupin, Earl Palmer, et le big band de Gerald Wilson, et quand il eut 18 ans, il commença à jouer occasionnellement avec Wynton Marsalis, qui l’avait entendu quatre ans auparavant et l’avait encouragé. En 1990, il rejoignit le septet de Marsalis. Il quitta le groupe en 1991 et travailla avec Freddie Hubbard et Joe Henderson, puis rejoignit Marsalis en 1992 ; il a aussi travaillé avec Marlon Jordan de 1990 à 1992. En décembre 1994, il commença à conduire ses propres groupes sur une base régulière, quoique il prit part aux hommages à Thelonious Monk dans les concerts du Lincoln Center sous la direction de Marsalis de 1996 à 1998. Il accompagna aussi Vanessa Rubin dans un hommage à Billy Higgins à New York en 1998. Bien que le jeu de Reed soit enraciné dans le bop, il est à l’aise dans les styles de piano gospel et des débuts du jazz, incluant le stride. C’est un compositeur de talent et il a écrit la plupart des pièces de ses propres enregistrements.
Discogr. sélective : Soldier’s Hymn (1990, Can. 79511); It’s All Right to Swing (1993, MoJazz 37463-7006-2); The Swing and I (1994, MoJazz 314-530468-2); Pure Imagination (1997, Imp. 244). Avec : W. Marsalis : Citi Movement (Griot New York) (1992, C2K53324); In this House, on this Morning (1992–3, C2K53220). Avec W. Anderson : Warmdaddy in the Garden of Swing (c1994, Atl. 82657-2). Avec M. Printup : Song for the Beautiful Woman (1994, BN B21Z-30790). West Coast Jazz Summit (1995, Mons 874773).
Filmogr. : Accent on the Offbeat (c1994). Garth Fagan’s Griot New York (c1995). Marsalis on Music (1995). Bravo Profiles: Wynton Marsalis (1996).
*Notice d’après New Grove on line, from The New Grove Dictionary of Jazz, article de Thomas Owens, http://www.grovemusic.com/ [consulté 27.10.05]. Bibliogr. Discogr. Filmogr. Photo : http://www.jazzatlincolncenter.org/jalc/chats/ereed2.html D.R. [consulté 17.03.06].
Autres anniversaires : Eric Douglas (Los Angeles, USA, 21.06.1958-2004)*, comédien américain, fils de Kirk Douglas qui a fait quelques apparitions dans des seconds rôles dans les années 1980 et 1990. (*http://www.astrotheme.fr consulté, 28/09/04).
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« Terre Verte. »
Erik le Rouge
(vers 940/950-1000/1010 ?)*
Viking norvégien.
« Il y avait un homme qui s’appelait Thorvaldr ; c’était le fils d’Asvaldr fils d’Úlfr, fils de Thórir aux boeufs. Son fils s’appelait Eiríkr le Rouge1. » Ainsi commence la Saga d’Eiríkr le Rouge qui relate la vie et les exploits du plus célèbre et du plus mythique des Vikings. Surnommé Erik le Rouge (Eirikr Raude) ou Tête Rouge parce qu’il était roux, Erik Thorvaldson était originaire de Norvège. Banni à plusieurs reprises pour meurtres, il dut s’exiler en Islande. Au cours de ses navigations aventureuses, il découvrit vers 9822 un pays « qu’il appela Groenland, car il dit que les gens auraient fort envie d’y aller si ce pays portait un beau nom3. » Groenland signifie littéralement “Vert-Pays” ou “Terre Verte”. Erik le Rouge s’y établit et construisit une ferme à Brattahlíd (aujourd’hui Qassiarsuk) dans les Etablissements de l’Est. Il eut avec Thjódhildr son épouse deux fils : Thorsteinn et Leifr. C’est à Leifr (Leiv) Eriksson, dit « l’Heureux » ou « le Chanceux », que reviendrait le privilège d’avoir découvert le Vinland, qui deviendra l’Amérique cinq siècles plus tard avec Christophe Colomb. Les sagas disent, avec quelques variantes, que ce serait à cause d’une chute de cheval qu’Erik le Rouge, blessé et ayant vu là un signe du destin, ne put ou ne voulut participer à l’expédition au Vinland. Il mourut à Brattahlíd aux alentours de l’an 1000. Dans le film culte de Richard Fleischer, The Vikings, un des personnages s’appelle également Eric même s’il ne s’agit pas d’Erik le Rouge (Tony Curtis face à Kirk Douglas dans le rôle d’Einar).
Bibliogr. (très sélective) : En dehors des Sagas islandaises (cf. infra, note 1) de des multiples études, romans, bandes dessinées, films, etc. ont été inspirés par la vie d’Erik le Rouge et plus largement par les Vikings. Voir en particulier les écrits de Maurice Gravier, Régis Boyer, Eric Oxenstierna20/9 (Les Vikings ; histoire et civilisation, Paris, Payot, 1962/1976), Pierre Carnac (Il y a mille ans... Éric le rouge, CNGL productions, 1999).
* Bien que ses dates exactes ne soient pas connue, il paraissait impensable qu’Erik le Rouge, ne soit pas quelque part dans l’Almanach... Mais où ? Finalement, le 21 juin, jour le plus long de l’année, et, depuis 1996, jour de la fête nationale du Groenland, nous a semblé assez approprié. 1. Saga d’Eiríkr le Rouge, dans Sagas islandaises, textes trad., présentés et annotés par Régis Boyer, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2004, p. 332. 2. En 1982 eurent lieu les fêtes du millénaire du Groenland auxquelles participa la reine Margrethe II de Danemark. 3. Saga d’Eiríkr le Rouge, p. 333-334. Ill. d’Erik le Rouge : http://pages.infinit.net/pascars/graal/Erik_le_rouge.htm Remerciements à Pascal-Daniel Beaudin pour son aimable autorisation de reproduction (mél. 17.12.06). D.R. [consulté 15.12.06]. En bas : Drapeau du Groenland.
DESIR ET DISTANCE : GITTA MALLASZ
"-Qu'est-ce que le désir ?
-C'est la marque de la distance.
Tu ne désires pas ce que tu possèdes."
(Gitta Mallasz, Dialogues avec l'ange, Aubier, 1990, p. 109)
ITINERAIRE D'ARTISTE : ALEXANDRE RODTCHENKO
"Il faut avoir le courage de montrer son itinéraire d'artiste, sans rien cacher, ni les erreurs, ni les fausses routes, ni les impasses dont on revient ; comme on montre les marches triomphales, qui sont si peu nombreuses (....) et de dire fièrement : "voilà mes chemins, voilà mes impasses, et voilà ma grand-route aujourd'hui." (Alexandre Rodtchenko)
Source : Aleksandr Lavrentiev, Rodtchenko et le groupe Octobre, Paris, Hazan, 2006, 4e de couv.




