14 mars 2007
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 14 mars : Belliard
« Avec le secret pour ami. » |
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«Longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes ont dispau leurs chansons courent encore dans les rues... » (Charles Trénet) |
Éric Belliard a écrit de très nombreux poèmes ainsi que des chansons qu'il interprétait lui-même a cappella. Comme les troubadours dont paroles et musiques sont parvenues jusqu'à nous, sa voix se fait présente au fil des cinquante poèmes réunis dans Rêve d'un ailleurs1. Ce titre prend tout son sens quand on connaît un peu l'histoire d'Éric Belliard, disparu depuis mai 1994 sans que sa mère, Éliane Belliard, ait pu avoir de ses nouvelles. Aussi, a-t-elle pris l'initiative de publier ce recueil, pour donner, dit-elle, "un sens à sa vie", espérant "que si Éric Belliard avait un jour connaissance de cet ouvrage, il se manifesterait..." (Vital Heurtebize). C'est dire qu'il faut prendre le temps d'écouter, de lire et de relire ces poèmes intimes et sincères pour découvrir la sensibilité passionnée d'Éric Belliard, sa personnalité mystérieuse et romantique, à fleur de peau. Magicien ou Arlequin, celui qui "avait le secret pour ami" chante la nature, l'amour - souvent malheureux -, l'enfance, la vieillesse, la vie dans toutes ses "arc-en-cielesques2" nuances, exhalant tour à tour tendresse, humour, tristesse, nostalgie, angoisse, éclats de révolte douloureux face à un monde trop dur. Rêve d'un ailleurs a obtenu le prix Guy Deganc au Festival de Poésie de Bergerac, organisé par la Société culturelle « Les Amis de la poésie », en juin 2002. Publications en revue : L'Ouvre Boîte, n° 57, automne 2002, p. 27 ; n° 59, printemps 2003, p. 55 (article). Site Internet : http://ouvreboite2.free.fr | |
*Date aimablement communiquée par Madame Éliane Belliard. 1. Paris, Nouvelle Pléiade, 2002, 77 p. 2. Mot employé également par Guillaume Apollinaire : « Les arcencielesques dissonances de la Tour dans sa télégraphie sans fils » (« Crépitements », cité dans Marie-Claire Banquart, Paris, « Belle Époque » par ses écrivains, Paris, | ||
Autres anniversaires : Erick Boisse (14.03.1980)*, escrimeur français, (*date aimablement communiquée par son père Philippe Boisse). Site : http ://escrime.stgratien.free.fr/portrait.php?tireur=wazzao . Éric de Lorraine (Nancy, 14.03.1576-Nancy, 27.04.1623)*, évêque-comte de Verdun en 1593. (*http ://gmarchal.free.fr/genealogie%20Lorraine/dat0.htm) | ||
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Libellules Il en est des petits câlins Comme des douces libellules. Leur douceur est la particule D’Amour qui masque le Malin. Sous d’arc-en-cielesques couleurs Elles font chanter les crépuscules. Mais par cruauté, tout s’annule A l’entour d’un piège Arc-en-cœur. Avez-vous vu des libellules La joute amoureuse, en plein vol ? Et c’est bien cela qui désole De moins aériennes crapules. On dit que peut durer des heures Ce charmant duo passionnel, Aux tourbillons ascensionnels Prévu par Dieu seul et les fleurs. Petits câlins, très longs baisers C’est déjà beaucoup qu’un prélude ; On en prend la douce habitude Avant que de savoir oser. L’éternel a tout disposé : Et la chute en sera plus rude. A rien n’aura servi l’étude. Cœur trop vulnérable aux baisers. Extr. de Rêve d'un ailleurs, p. 34 |
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Transocéanes Photographies transocéanes Où la vague ailée se condamne A rester là-haut suspendue, Pour une Éternité sommaire Le temps de nos vies éphémères, Photographies d’amour perdu Vous avez le poids d’une larme Et la couleur d’un grand sourire, Bien qu’il eût désiré mourir C’est bien la plus rouge des armes. Vous avez le goût du mensonge Et le parfum d’une romance, Dont cents fois l’Été recommence, Qui dort au-delà de nos songes… Photographies transocéanes Que savez-vous de nous ? (Éric Belliard, Inédit) |
EXTRAIT DE L'ALMANACH D'ERIC : 14 mars : Boisse
« Un palmarès familial 1. » |
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Érik Boisse est le fils de Philippe Boisse qui fut champion olympique à l’épée en 1984 et champion du monde en 1985. Érik, quant à lui, a commencé l’escrime à cinq ans au club de Saint-Gratien avec maître Forestier. Il a été champion olympique par équipes en 2004 et double champion du monde toujours par équipes en 2005 et 2006. Le 4 octobre 2007, il décroche sa première médaille d’argent individuelle mondiale à Saint-Pétersbourg. A suivre car Érik Boisse est bien décidé à ne pas en rester là… Site Internet : http ://escrime.stgratien.free.fr/portrait.php?tireur=wazzao | |
*Date aimablement communiquée par Philippe Boisse. 1. Cf. « Je ruse, je ne triche pas », [entretien avec Érik Boisse], L’Équipe, 7 oct. 2007. | ||
EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 14 mars : Érica
« Aime, ris, crois. » |
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Fallait-il qu’elle soit et se présente dans L’Almanach d’Éric parmi tous les Érics ? Ne serait-ce que pour se mesurer à la difficulté, voire comprendre la gêne qu’ont éprouvé un certain nombre de Érics à se présenter eux-mêmes, à la 3e personne du singulier qui plus est, elle décide de tenter l’expérience. Est-ce le désir fou de s’identifier à chacun de ses Érics aux mille facettes ? ou de trouver à travers eux sa propre identité ? Nathalie Cousin choisit le pseudonyme d’Érica en 1998, quelques mois après sa rencontre fulgurante avec un Éric le 3 octobre 1997. Grâce à «L’Ouvre Boîte», elle entre en poésie et peut ainsi s’exprimer librement durant les réunions mensuelles de l’association appelées le « coin des poètes ». Elle travaille à son premier recueil, les Poèmes chimériques ( !) Son besoin d’écrire, et d’écrire sur du papier (Clairefontaine), la pousse ensuite à s’inscrire à un atelier d’écriture à Montmorency avec Michèle Suzet-Charbonnel. L’image d’Éric la poursuit au point que presque tous ses textes en sont imprégnés. Elle songe à un projet de livre sur son prénom fétiche et constitue à son usage personnel une véritable bibliothèque-discothèque dite « éricologique ». Peu à peu, les idées prennent forme. Érica inaugure un agenda (Exacompta) qui deviendra un almanach d’Éric. Ce projet ne la quittera plus pendant de longues années. Inutile ici d’en refaire la genèse ! Le 16 juin 2007, devant la difficulté de trouver un éditeur (elle n’y renonce pas cependant) elle prend la décision de créer ce "livre-blog", forme idéale avec son calendrier intégré, pour faire connaître son travail, remercier tous ceux qui l’ont aidée tout au long de son parcours et en proposer l’accès à tout internaute qui, par hasard ou non, surferait par-ci, par-là. Commencé en 2001, L’Almanach d’Éric est théoriquement bouclé au passage de décembre 2007 à janvier 2008. Site Internet : http://leblogderica.canalblog.com | |
*Voir aussi : http://leblogderica.canalblog.com/archives/qui_est_erica__/index.html | ||
dernière maj de cette page : 20.01.08


