Le blog d'Erica

Ce blog est destiné à m'adonner à l'écriture le plus librement possible et à partager cette envie avec d'autres. Il est plus particulièrement axé sur L'Almanach d'Eric classé du 1er janvier au 31 décembre 2007 selon les dates de naissance.

10 février 2007

EXTRAIT DE L’ALMANACH D’ÉRIC : 10 février : Allard

« Les forces obscures. »


10

février

41/325


Éric Allard

(Charleroi, Belgique, 10.02.1959)*

Professeur de mathématiques. Poète belge.

041___10


7________________

  8________________

  9________________

10________________

11________________

12________________

13________________

14________________

15________________

16________________

17________________

18________________

19________________

20________________


« D’un voyage à l’autre, me revient ton prénom3. » 

Professeur de mathématiques et par ailleurs poète, Éric Allard  est né et habite à Charleroi en Belgique. Il est coanimateur de la revue Remue-Méninges et auteur d'études aux Dossiers L du Service du livre luxembougeois sur Nicole Malinconi et Alexandre Millon. Ses poèmes et ses textes courts en prose débordent de sensualité, celle de la chair mêlée à celle de la nature entière, terre, mer, fleuves, foudre, nuit... Riche d’images et d’expressions inattendues pour « aller vers l’invisible » et se libérer peut-être des « forces obscures », la poésie d’Éric Allard, faite « d’émotions violentes1 » et exacerbées, se situe dans la mouvance de Pierre Reverdy, son poète préféré.

Extrait : J’ai rêvé de robes qui t’habitaient comme des fantômes dans des maisons glacées. Le lin de tes larmes. Le cri blanc des lingeries. La corolle noire des fourrures. Et les larmes mauves des coutures quand tu tombais des nues pour peser sur l’ombre du défilé. J’ai rêvé de dentelles qui te transformaient en papillons dorés, en plumes de cygne, en salons de plaisir. Dans l’haleine des étoffes, j’ai glané une langue de cuir. Tes formes rongeant le tissu à mesure que l’orage se défaisait de ses surplus de soie. Le macramé de ta tendresse. La magie des étendards criant la victoire de tes hanches. Et les blessures affreuses du soleil dans le champ miné de bleuets. Les retouches incessantes de la pluie sur la mouillure de ta pose. Et le grand froid de ma bouche sur tes moiteurs enserrées de velours. A minuit juste, le chat de la Voie lactée est venu lécher tes chiennes: j’ai relevé tes robes2.

Bibliogr. (sélection) : Cathy-romance, préf. de J.-C. Bologne, Les troubadours, 1983. Penchants retors, Minicrobe, 2004. Publications en revue: Regart, Le Cri d'os, Décharge, Le Spantole.

Sites Internet : http://engdep1.philo.ulg.ac.be/MotAMot/textes/allard.html ; http://lapoesiequejaime.net/allard_eric.htm ; http://www.critiqueslibres.com 

   http://www.gensheureux.be/Tableaux.htm (source photo)

*Date et photo aimablement communiquées par Éric Allard, mél. 11.04.06. 1. Cf. Pierre Reverdy, « Cette émotion appelée poésie », Gallimard, poésie, 2003, p. 109. 2. Extraits de : Les corbeaux brûlés, communiqués et reprod. avec l’aimable autorisation d’Éric Allard. 3. Cf. « Archipel du regard », http://lapoesiequejaime.net/allard_eric.htm [consulté avril 2006]. Remerciements à Éric Allard.

Autres anniversaires :

date de dernière maj : 1.02.08


Posté par ericaC à 07:00 - ALMANACH D'ERIC - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1